La chasse est pour moi l’un des rares endroits où l’on trouve encore des valeurs de partage, de tolérance, de convivialité entre des personnes d’horizons différents sans oublier la transmission de traditions rurales. C’est, vous le savez, le fondement de mon combat à la tête de la FNC, au service de la chasse française.

Le résultat de la motion de confiance que j’ai demandé, au congrès de la FNC à Avignon, avec un score de 97 % de votes favorables à mon maintien au poste de Président de la FNC m’honore et m’oblige.

Résolument dans l’action et mobilisée, parlons des sujets qui nous préoccupent et sont déterminants pour notre avenir.

Dossier des dégâts de grand gibier aux cultures agricoles

Si rien n’est fait, nous allons vers une chasse réservée à une élite financière, et surtout, tout droit vers une banqueroute de nos fédérations.

Au chapitre du dossier des dégâts de grand gibier aux cultures agricoles, je ne peux que me féliciter de l’accompagnement voulu par l’État depuis quelques années, et je dis merci aux différents ministres de l’Écologie qui nous ont permis de solutionner, à plusieurs reprises, les crises financières majeures subies à ce sujet, par nos structures fédérales. Et aussi, de mettre à notre disposition une boite à outils efficiente pour une meilleure maîtrise des populations de grands animaux.

Je tiens à rappeler ce chiffre qui, à lui seul, résume l’implication des chasseurs : 863 000 sangliers ont été prélevés lors de la saison dernière en 2023-2024.

Si la situation s’améliore, depuis deux ans, nous savons aussi que ce ne sera malheureusement que de courte durée, car nous constatons, depuis le covid une diminution annuelle des effectifs des chasseurs.

J’ai le mérite de la constance. Ma demande n’a jamais changé depuis le premier jour de mon arrivée à la tête de la FNC. Dans la prolongation des accords de 2023 entre la FNC, le monde agricole et l’État, je le dis et le répète : il est nécessaire de poursuivre les réflexions en vue d’une réforme globale et durable du financement des indemnisations aux agriculteurs.

Car, si rien n’est fait, nous allons vers une chasse réservée à une élite financière, et surtout, tout droit vers une banqueroute de nos fédérations.

Je compte bien, en concertation avec les professionnels agricoles qui sont nos partenaires, profiter de l’intérêt de certains parlementaires pour avancer d’un point de vue législatif sur ce dossier crucial pour l’avenir d’une chasse populaire, à laquelle, vous le savez, je suis et je reste très attaché.

C’est pourquoi, j’ai soumis au congrès de la FNC une motion qui a été votée à 100 % sur le dossier des dégâts de gibier. En clair, il a été validé l’idée d’un non-paiement des petits dossiers pour la saison 25-26 voire la remise en cause de l’accord si la somme prévue dans le plan d’accompagnement, devait être encore réduite.

A travers le sujet du grand gibier, il y a une problématique montante liée au contact des chiens et des sangliers… c’est la maladie d’Aujesky ! Là encore, nous avons décidé d’être proactifs sur cette maladie qui touche de plus en plus de chiens courants. Le laboratoire qui est à l’initiative de ce premier vaccin pour les cochons a été contacté, et vient de répondre favorablement à notre proposition de recherche sur un nouveau vaccin adapté aux chiens. Bien sûr, il faudra du temps et des fonds de la part de la chasse française, mais aussi européenne.

Si, par endroit, le grand gibier semble trop bien se porter, ce n’est malheureusement plus le cas du petit gibier.

Les fédérations des chasseurs déploient des moyens considérables pour maintenir le petit gibier au sein des champs et des forêts.

Victime depuis 3 décennies des erreurs des politiques agricoles européennes successives, il est devenu dans certains territoires l’Arlésienne d’Alphonse Daudet, celle dont tout le monde parle, mais qu’on ne voit jamais. Les fédérations des chasseurs déploient aujourd’hui des moyens considérables pour maintenir cette biodiversité majeure au sein des champs et des forêts, et je ne peux que les encourager et leur garantir le soutien de la FNC.

Pour résumer, j’ai l’impression que c’est, à chaque fois, la bataille du pot de fer contre le pot de terre.

Le pot de fer, c’est évidemment l’ensemble de cette technostructure qu’elle soit européenne ou nationale qui pense et  décide pour nous – les braves gens – ceux qui ont leurs deux pieds dans la terre !

Certains les qualifieront d’élites, mais quand je vois, par exemple, le contenu de ce rapport sur les ESOD imaginé par 2 technos de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable, je me dis que l’élite n’est plus ce qu’elle était.

Même si, entre-nous, j’ai dû sortir le dictionnaire pour déjà comprendre le titre du dit rapport : parangonnage sur les Esod. Alors, on se concentre les amis : il s’agit donc du processus d’analyse comparative visant l’adaptation et l’implantation de meilleures pratiques pour améliorer la performance d’un processus.

Je vous fais le pitch en plus simple : plus de piégeage ou de déterrage, seulement des actions ponctuelles en cas de dégâts économiques. Et des animaux qu’il ne faudrait plus tuer, mais déplacer après leur capture, pour qu’ils soient ensuite relâchés, avec précaution, dans un endroit où ils ne feront plus de dégâts…

Je résume : la biodiversité ordinaire semble donc condamnée à court terme. Il ne restera plus rien. Sauf des nuisibles bien sûr qui finiront par se « bouffer » entre eux, sans oublier les rapaces, cormorans, laridés, égéries de l’écologie punitive et hors-sol, mais aussi les loups dont le nombre est exponentiel en modes « nouvelles générations spontanées ».

Le dossier du loup

Effectivement, le loup et la récente modification de son statut qui le protège moins au niveau international est emblématique !

En France, et nos amis éleveurs en sont victimes, la pérennité de l’élevage, du pastoralisme, est en question sur nos territoires ruraux. Nous constatons également l’impact du loup sur la biodiversité avec la disparition d’espèces comme les ongulés à certains endroits.

J’espère que le déclassement du statut du loup ouvrira la porte aux déclassements d’autres espèces décidés il y a plus de 40 ans et qui aujourd’hui se portent trop bien, et sont en train de dérégler durablement certains écosystèmes majeurs.

Pourtant, j’ai comme l’impression, que depuis l’arrivée de l’écologie sur la scène politique, c’est le « bordel » généralisé dans tous les domaines de la protection de la nature.

J’espère que le déclassement du statut du loup ouvrira la porte aux déclassements d’autres espèces décidés il y a plus de 40 ans et qui aujourd’hui se portent trop bien, et sont en train de dérégler durablement certains écosystèmes majeurs. 

Et la veste verte de Marine Tondelier, la patronne d’EELV n’y changera rien. L’habit ne fait pas le moine ! Il ne suffit pas d’être en vert pour être écolo ! Regardez les chasseurs en orange, ils consacrent plus de 12 millions de jours par an de bénévolat dédiés à la nature pour le bénéfice de tous. Ce n’est pas moi qui le dis, ni notre nouveau spot TV, c’est l’étude très sérieuse initiée par la FNC avec Randea, en collaboration avec Xerfi specific.

Plus ces personnes tout de vert vêtu se mêlent des questions cruciales relatives à la protection de la biodiversité, et moins cela marche !

Ce nouveau spot TV se veut piquant sans être méchant. Il rappelle cette réalité : les chasseurs, eux, se sont réellement engagés, depuis des décennies, sur les enjeux environnementaux. Ils n’ont pas attendu que ces sujets deviennent à la mode pour s’y intéresser…

On peut l’affirmer : plus ces personnes tout de vert vêtu se mêlent des questions cruciales relatives à la protection de la biodiversité, et moins cela marche !

Chers écologistes, hors sol, laissez-nous gérer nos territoires au lieu de nous mettre une cible dans le dos, et surtout arrêtez d’avoir des idées !

Il n’y a rien de mieux que les écologues de terrain dont nous faisons partie, pour agir et trouver les bonnes solutions pour nos territoires et nos espèces patrimoniales, chassables ou non d’ailleurs.

La dématérialisation du permis de chasser n’est plus une option, mais une évidence . L'État doit s'en rendre compte.

C’est un peu malheureusement le même problème idéologique pour la forêt publique française. Si une discussion virile peut s’installer avec la forêt privée, je me rends compte de la difficulté à discuter au niveau local avec l’ONF. Comment se fait-il que les accords nationaux ne soient pas applicables partout et de la même façon ? Et pourquoi faudrait-il faire disparaître la méthode scientifique des ICE, au profit d’une simple méthode de concertation, parfois utile, mais qui n’a strictement rien à voir avec une méthode scientifique surtout à l’échelle d’un massif ?

Nous allons faire le maximum pour que tout cela rentre dans l’ordre.

Il serait dommage de dédoubler les outils de collectes de données et d’obliger les chasseurs à une double saisie.

Nous disposons d’un outil extraordinaire de collecte des prélèvements et des données qui s’appelle ChassAdapt. Ce nouvel outil qui a vu le jour, avec le PMA bécasse, prend dorénavant une importance majeure dans la connaissance des prélèvements à l’échelle de nos territoires adhérents.

Nous avons été les premiers à créer cet outil fiable et performant. Nous y avons même mis de l’intelligence artificielle avec la fonctionnalité de la lecture d’ailes.

Nous savons que c’est par la connaissance et par la science que la légitimité de la chasse sera consolidée.

La chasse française se modernise et entre dans une nouvelle ère évidente de connexion.

La prochaine saison, nous allons faire plusieurs essais volontaires sur la dématérialisation du plan de chasse et du plan de gestion. Des bagues virtuelles entreront donc en application à l’échelle d’un territoire, avec les mêmes garanties de contrôle que nous apportent la pose d’une bague plastique.

Je sais que certains veulent que nous appliquions le même principe de connaissances des prélèvements pour les espèces migratrices. Connaître ce que l’on prélève à la chasse, garantira une meilleure maîtrise d’éventuels quotas et surtout nous assurera une crédibilité sans faille, pour ce genre de pratique.

Notre système est dorénavant reconnu par Bruxelles, l’État et les tribunaux et je peux vous dire que sans ChassAdapt, nous n’aurions aucune chance de voir revenir un quota de tourterelles des bois, comme cela se dessine pour la prochaine saison.

Je tiens à rappeler que ce résultat est le fruit de la mobilisation de la FNC, de son réseau fédéral et des chasseurs français, et avec l’aide de la FACE bien sûr.

Depuis des décennies, les chasseurs français participent concrètement au suivi de l’espèce, à l’amélioration des habitats et au Plan national de gestion de l’espèce concernée. Cet engagement de la FNC et du réseau fédéral des chasseurs a participé à la dynamique de population retrouvée de la tourterelle des bois.  C’est également notre engagement constant dans la plantation de haies qui aboutit à ce genre de reconquête.

Cela doit nous permettre de sortir d’une vision technocratique, binaire et dogmatique de la gestion des espèces.

En effet, si la chasse est durable, elle est compatible avec la conservation des espèces. Les instances, qu’elles soient européennes ou françaises ne peuvent plus demander aux chasseurs d’être responsables en pratiquant une chasse durable et scientifique et, au final, considérer la gestion adaptative comme une machine à moratoire.

Dans ce contexte, l’État doit comprendre que le temps de la dématérialisation du permis de chasser n’est plus une option, mais une évidence.

A l’échelle de son territoire, le chasseur de demain sera une personne connectée, réactive, et en contact permanent avec sa fédération comme sa structure de chasse.

Les instances, qu’elles soient européennes ou françaises ne peuvent plus demander aux chasseurs d’être responsables en pratiquant une chasse durable et scientifique et, au final, considérer la gestion adaptative comme une machine à moratoire.

Dossier viande de gibier

La chasse n’a jamais cessé de se réformer et de s’inscrire dans une dynamique de progrès, qu’il soit environnemental ou sociétal. C’est dans cette idée, que promouvoir la venaison française pour la rendre plus accessible aux consommateurs français, est mon objectif depuis toujours.

Pourquoi ? Parce que ce sujet de la viande de gibier intéresse bien au-delà des seuls chasseurs. En effet, cet aboutissement de l’acte de chasse doit être au cœur de notre stratégie de reconquête de l’opinion publique.

Manger du gibier, c’est déjà faire un pas vers la chasse et les chasseurs ! En témoigne le succès de notre comptoir à gibier hébergé, comme cette année, au Salon de l’Agriculture, par la région Hauts-de-France et son président Xavier Bertrand que je remercie chaleureusement.

Sur le terrain, la situation dans ce domaine de la venaison semble enfin vouloir évoluer dans le bon sens, tout au moins dans les intentions.

Car quand je vois la difficulté que nous avons connue pour obtenir de la DGAL enfin le droit de commercialiser les carcasses découpées en 6 morceaux à titre d’expérimentation, je peux vous dire que là, comme ailleurs, le principe de précaution lié à la lourdeur administrative s’avère redoutablement efficace… pour ne rien faire !

L’objectif de cette expérimentation qui est effective sur 7 territoires est de donner la possibilité au chasseur de découper un animal en 6 morceaux maximum afin de le commercialiser auprès d’un commerce de détail situé à moins de 80 km du lieu de la chasse.

Et la DGAL, toujours elle, nous explique qu’au nom du principe de précaution applicable à l’alimentation, on doit faire des prélèvements extrêmement chers sur toutes les carcasses pour qu’on puisse les consommer, à condition qu’on puisse enfin obtenir le droit de découper en 6 parts pour tout le monde sur tout le territoire. Je ne sais pas, mais j’ai comme l’impression que le système pénalise toujours les honnêtes gens !

Ces millefeuilles de normes à la Française nous asphyxient tous ! Nous avons, semble-t-il, des fonctionnaires plus que zélés à fabriquer de nouvelles contraintes ou à sur-transposer des normes européennes quel que soit le type d’administration.

Ceinture et bretelle comme on dit, mais cela ne marche pas dans l’économie du réel. Sans oublier que ces normes, il faut en contrôler l’application.

Qu’est-ce qu’en pense le Directeur général de l’OFB, cher Olivier Thibault ? Bon je n’insiste pas. On a tous compris que l’OFB est dans une mauvaise passe.

Vous l’avez constaté : je n’ai pas choisi d’hurler avec la meute. Mon cher Olivier, de façon très officielle, je te témoigne de tout mon soutien.

Mais vous me connaissez, j’en profite aussi pour vous rappeler Mr le Directeur que nous avons quelques dossiers qui commencent à sentir le moisi dans notre placard administratif commun.

Rapidement, et sans trop développer, êtes-vous enfin d’accord pour ce permis à l’arc ? Pouvez-vous nous donner les coudées franches pour gérer tout l’examen du permis de chasser sous la tutelle de l’OFB bien sûr ?

Police de proximité

J’aimerais bien qu’on avance sur l’idée que les fédérations aient un peu plus de police de la chasse et de proximité rurale.

Nos territoires ont besoin plus que jamais d’une police de proximité à la fois cynégétique et environnementale. Je rappelle régulièrement à l’État que nous avons des compétences en la matière. Il pourrait s’appuyer sur le réseau des fédérations des chasseurs au travers des agents de développement qui sont assermentés. De nombreux maires nous demandent chaque année de leur venir en aide.

Ce dossier, comme tous les autres, font partie des réformes urgentes à mener pour la ruralité française.

La seule motivation de Bruxelles vis-à-vis de nos pratiques est de détruire la chasse en écœurant chaque jour un peu plus ses pratiquants.

Le contexte européen

Mais mon ambition pour la chasse française ne peut s’affranchir du contexte européen.

Si nous gagnons cette bataille juridique, alors la jurisprudence nous permettra sans doute de gagner sur tapis vert toutes les autres chasses traditionnelles.

L’Europe tente par tous les moyens d’empêcher l’utilisation du plomb de chasse dans nos cartouches. Si rien n’est fait dans 18 mois, le plomb sera interdit dans nos balles de carabine et dans 3 ans pour la grenaille. Si le plomb, est un polluant évident à fortes doses, des études ont été menées par plusieurs pays nordiques pour attester que l’utilisation de celui-ci pour la chasse était sûrement de loin le meilleur compromis entre pollution infinitésimale, sécurité pour tout le monde, et respect de l’animal tué rapidement et proprement.

La seule motivation de Bruxelles vis-à-vis de nos pratiques est de détruire la chasse en écœurant chaque jour un peu plus ses pratiquants.

Je ne peux que me révolter contre ce harcèlement mené par les technos Européens, les élus hors-sol de l’écologie punitive ou par  l’extrême gauche révolutionnaire anti-chasse, mais aussi par certains fabricants d’armes qui préfèrent se « gaver » à court terme grâce à  la vente de nouvelles armes, en oubliant l’essentiel, à savoir les chasseurs qui les utilisent.

En ce qui me concerne, c’est pour eux que me bats tous les jours et que je suis là, alors il va falloir trouver une solution pragmatique.

Pour cela, il faudra appliquer à la lettre le concept de transition écologique. Ce sera du temps long, très long, mais surtout le temps du respect de la passion qui anime les femmes et les hommes que nous sommes.

Je demande donc une période de transition de 10 ans pour la vente, et la possibilité d’écouler par la suite son stock de cartouches jusqu’à épuisement.

Autre sujet qui nourrit la haine de la Commission européenne depuis une dizaine d’année :  la chasse des anatidés et des limicoles, avec une obsession, le mot moratoire.

Les canards, les limicoles, les oies, c’est une longue et systématique attaque de la liste des espèces.

Qu’auriez-vous fait, toutes ces années, mesdames et messieurs les anti tout de l’Europe si les chasseurs n’avaient pas été là pour protéger par passion pour la chasse, les milieux, et donc les espèces qui y vivent. Il n’y a que depuis que vous nous volez nos territoires pour les sacraliser, avec l’aide de l’argent public qui coule à flots, que les problèmes s’accumulent.

C’est comme votre nouveau « green deal », qui semble plus que jamais remis en cause, et qui n’est qu’un programme  liberticide de plus, notamment contre la propriété privée et la liberté de vivre dans son terroir.

J’espère vraiment que le Parlement continuera à détricoter cette infamie de normes et de contraintes pour la chasse, la pêche, l’agriculture et en général toutes activités en lien avec le vivant faunistique ou floristique.

Cet acharnement de la Commission se dirige aussi vers nos traditions cynégétiques et nos identités culturelles. Je veux bien sûr parler des chasses traditionnelles.

Nous les pratiquons depuis des millénaires, bien avant la création de l’Europe et de sa « milice » verte qu’est la DG de l’environnement.

Il ne nous reste plus que les palombières pour l’instant, et c’est encore trop pour ces semeurs de tristesse.

La célèbre directive européenne « oiseaux », vous donne en réalité, selon l’interprétation qu’en font les juges, le moyen de détruire les méthodes que l’espèce humaine a dû imaginer pour survivre dans la nature hostile au démarrage de son histoire, et par la suite, tout ce qui nous a été transmis par nos pères et nos grands-pères.

Vouloir ainsi, de manière obsessionnelle, gommer les identités culturelles et rurales des peuples composants l’Europe, me révolte. Déjà parce qu’un peuple qui ne sait plus d’où il vient, est  beaucoup plus facile à manipuler.

Nous allons relever le défi de cette attaque de la Commission européenne contre la chasse aux filets des palombes devant la Cour de justice européenne, au côté de l’État.

Certains fonctionnaires auraient besoin de venir sur place, pour comprendre de quoi il s’agit, et éviter de se ridiculiser en essayant d’éradiquer des chasses patrimoniales,  parfaitement compatibles avec le droit européen.

Donc si nous gagnons cette bataille juridique, alors la jurisprudence nous permettra sans doute de gagner sur tapis vert toutes les autres chasses traditionnelles.

Devant l’acharnement contre nos passions rurales que nous subissons depuis trop longtemps, le conseil d’administration de la FNC, totalement mobilisé, organise la riposte.

Dans ce contexte, vous le savez, la FNC cherche tous les moyens juridiques possibles pour contester ces décisions nationales et européennes. Je vous donne donc, de façon solennelle, rendez-vous devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, que nous saisirons prochainement sur l’accusation de détruire de façon méthodique, l’entièreté de nos identités culturelles et traditionnelles françaises.

Manifeste de la chasse

J’invite également tous ceux qui souffrent du diktat de l’Europe pour leur mode de vie et dans leurs pratiques liées à la nature, à se joindre à nous.  

Enfin, nous avons décidé de lancer une action commune à l’ensemble de la chasse française, le samedi 17 mai prochain, à 11 heures précises, devant toutes les mairies de France. 

Nous allons donc porter aux maires toutes nos revendications sur la chasse, sous la forme d’un manifeste. Dans chaque village, dans chaque ville, dans chaque arrondissement, nous allons montrer, en même temps, dans les 35 000 communes de France, ce manifeste qui sera notre cri du cœur. Nous demanderons également aux maires, s’ils le souhaitent, de signer ces revendications.

J’invite également tous ceux qui souffrent du diktat de l’Europe pour leur mode de vie et dans leurs pratiques liées à la nature, à se joindre à nous.

Je souhaite que cette future mobilisation montre à tous, qu’il est temps de nous respecter et avec nous nos partenaires du monde rural.

La sécurité, toujours la sécurité, rien que la sécurité !

Nous avons, nous-mêmes, renforcé et durci nos règles avec l’objectif de tendre vers le zéro accident.

Un dernier mot sur un sujet qui impacte directement l’image de la chasse française et des chasseurs dans notre pays, mais aussi en Europe : la sécurité.

Alors que la saison s’est achevée, les chiffres d’accidents mortels, tous chasseurs, ne sont pas en diminution cette année.

Nous avons le devoir d’être irréprochables et d’une extrême fermeté vis-à-vis d’individus qui auraient un comportement inapproprié à la chasse. C’est du bon sens !

Nous avons, nous-mêmes, renforcé et durci nos règles avec l’objectif de tendre vers le zéro accident. La remise à niveau obligatoire, tous les 10 ans, de tous les chasseurs sur les enjeux de sécurité en est la première illustration, et d’ailleurs, nous sommes plus de 400 000 à l’avoir déjà suivie.

Un récent avis du conseil d’État nous donne raison. Il vient de rejeter la demande de l’association One Voice, qui voulait imposer de nouvelles restrictions à la chasse pour des raisons de sécurité.

Je l’ai déjà tellement répété, mais je le redis encore, il n’y a qu’une seule règle que nous devons mettre au-dessus de toutes les autres : la sécurité, toujours la sécurité, rien que la sécurité…

C’est ainsi que nous pourrons continuer sereinement à partager l’espace public, et je dis bien public, avec tous les autres usagers de la nature, comme c’est le cas depuis toujours.

Tant que je serai là, je veillerai à ce que cette maison reste une machine de guerre à défendre et à promouvoir une chasse plurielle et populaire.

Pour conclure,

Je voudrais remercier mon bureau national qui se donne autant que moi dans toutes ces problématiques qui rythment nos vies associatives autant que privées.

Remercier aussi, à travers son directeur général Nicolas Rivet, l’ensemble des collaborateurs de la Fédération nationale des chasseurs, et aussi tous nos porteurs de mission externes à la structure. Sans eux, nous n’aurions pas su transformer nos structures comme nous l’avons fait depuis 2016 ?

Auriez-vous pu imaginer, il y a quelques années, que nous serions en capacité d’avoir des fédérations départementales, régionales et nationale avec des services structurés et aussi compétents en matière de dégâts, de forêt, de petit gibier, d’aménagement du territoire, d’environnement, de communication, de juridique, d’informatique… ?

Tant que je serai là, je veillerai à ce que cette maison reste une machine de guerre à défendre et à promouvoir une chasse plurielle et populaire.

Quant aux plus jeunes d’entre vous, qui serez un jour en responsabilité au service de la chasse française, n’oubliez pas le travail qui fut le nôtre, et combien la chasse française doit rester unie, et avoir une FNC puissante et respectée.

Discours d'inauguration du Congrès National des Chasseurs
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