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Les habitats de la faune sauvage en France

9 août 2011
L’habitat d’une espèce, c’est donc le lieu de vie de cette espèce; on le caractérise souvent par sa végétation : prairie humide, bois, parcelle cultivée, …
  • Garrigue (en milieu méditerranéen) : formation végétale ouverte sur sol calcaire composée de chênes verts, de buissons et de plantes herbacées aromatiques (thym, romarin…)
  • Maquis (en milieu méditerranéen) : formation végétale ouverte sur sol siliceux composée de hauts buissons (arbousier, de bruyère) Ces formations abritent les grands mammifères et principalement le sanglier, selon le degré de fermeture du milieu, on peut y observer la petite faune : perdrix, lapin…sans oublier les nombreux oiseaux.
  • Zone humide : zone terrestre inondable, marais, tourbières, étangs, estuaire… C’est une zone productive de poissons, régulatrice des niveaux d’eau, extrêmement riche du point de vue de la faune et de la flore car elle apporte nourriture et refuge.
  • Tourbière : zone marécageuse où la végétation se décompose et s’enfonce pour former de la tourbe.
  • Roselière : végétation composée de roseaux en bord d’étang et de cours d’eau. Elle abrite les nids de nombreux oiseaux aquatiques, c’est également le milieu de vie des amphibiens et de nombreux insectes.
  • Forêt : grande étendue de terrain couverte d’arbres. En France les forêts sont exploitées pour la production de bois à diverses destinations. Différents types de conduites sont possibles suivant l’exploitation : futaie, taillis. Chaque strate : sous bois, arbustive, haute tige accueille un cortège d’espèces très varié : petits et grands mammifères, très nombreux oiseaux et insectes.
  • Futaie : forêt provenant de semis ou de plantations pour la production d’arbres de grande hauteur
  • Taillis : bois ou forêt que l’on coupe à des intervalles rapprochés constitués d’arbres de petite dimension qui poussent en bouquet
  • Plaine céréalière : grande étendue de terres cultivées présentant de grandes parcelles et où les talus et haies ont quasi disparu. La perte de diversité causée par cette homogénéisation du milieu a considérablement diminué l’intérêt de cet habitat pour la faune (perdrix, lièvre, passereaux…)
  • Bocage : étendue de champs séparés par des talus plantés de haies. Cette diversité est favorable à la faune

Gérer une espèce, c’est donc à la fois suivre et réglementer si nécessaire les prélèvements effectués sur les populations mais aussi faire en sorte que l’espèce dispose de son habitat.

La société du vingtième siècle, par ses activités de production, de construction ou de loisirs, exerce une pression de plus en plus forte sur les milieux naturels. Ceux-ci disparaissent ou sont transformés et la nature devient parfois moins accueillante qu’autrefois pour la faune sauvage, même si celle-ci est encore souvent abondante dans notre pays. Parfois, à l’inverse, c’est l’abandon de toute activité humaine, notamment agricole (déprise agricole), qui peut conduire à une évolution des milieux : on assiste alors à une fermeture du milieu par la garrigue, le maquis ou la forêt, ce qui peut être défavorable à certaines espèces particulièrement inféodées aux écosystèmes agricoles.

En 2004, les terres agricoles représentaient 53 % du territoire français soit 29,2 millions d’hectares, les bois et forêts près de 30 %, les zones humides s’étendent sur 1 million d’hectares. Les espaces naturels présentant une couverture végétale étant les principaux habitats de la faune, celle-ci dispose à minima de 46 millions d’hectares. Si nul ne peut gérer et entretenir une telle superficie, des actions locales ciblées permettent de restaurer ou de maintenir des espaces et les habitats qu’ils constituent.

La diversité de la chasse française fait qu’elle se pratique dans tous les types de milieux naturels : milieu agricole de cultures et d’élevage, zones humides, milieu forestier, montagne, milieu méditerranéen. Conscients de l’importance des habitats pour les espèces, les chasseurs se sont toujours préoccupés des milieux en évolution défavorable pour la faune. A toutes les échelles d’organisation de la chasse : territoire d’une équipe de chasse, commune, canton, département, région ou territoire national, ils se sont organisés pour structurer leurs actions et les développer.

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Avec 1 200 000 pratiquants, la chasse est le troisième loisir préféré des français.

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