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ALPBIONET 2030 – Projet sur la connectivité écologique alpine

9 mars 2020

La Fédération Nationale des Chasseurs, par l’intermédiaire de la fédération des chasseurs de la Haute Savoie, a participé aux travaux du projet INTERREG ALPBIONET 2030, porté par ALPARC (réseau alpin des espaces protégés). Le projet qui vient de se terminer en fin d’année 2019, vise à améliorer la connectivité écologique dans les stratégies politiques de conservation des différents pays de l’espace alpin.

La notion de connectivité écologique est le lien entre les espaces de nature, qualifiés de réservoir de biodiversité. La fonctionnalité de ces réseaux écologiques est essentielle pour garantir un avenir durable à la faune et à la flore sauvage. Dans les Alpes suisses, italiennes ou françaises, de nombreuses démarches soutenues ont cours. Cependant, par-delà les frontières alpines, le besoin de coordination s’était fait jour. C’est de ce constat et de cette volonté de renforcement de la coopération internationale qu’est né le projet Alpbionet 2030.

Grace à ALPBIONET 2030 des concepts et des outils de planification harmonisés basés sur des hypothèses communes sur la connectivité écologique peuvent être utilisés par divers gestionnaires des ressources naturelles de l’espace Alpin. Avec les parties prenantes des secteurs concernés (gestionnaires d’espaces naturels, acteurs agricoles, forestiers et cynégétique, scientifique), des zones stratégiques pour la connectivité écologique alpine et leur stratégie de gestion de la faune sauvage ont été identifiées (dénommées SACA). Celles-ci sont nécessaires pour établir un lien sûr entre les organismes de conservation de la nature alpine et EUSALP AG7 afin d’améliorer la connectivité écologique et la protection de la biodiversité dans le périmètre de la macro-région EUSALP.

Persuadés de l’importance de la conservation des connectivités écologiques et très au fait des atteintes anthropiques qu’elles subissent, les chasseurs suisses, italiens et français se sont engagés pour apporter leurs connaissances et leurs savoir-faire à ce sujet. Ils ont notamment été les acteurs d’un meeting tri-national le 22 mai 2019 sur la gestion cynégétique et la préservation de la connectivité écologique à l’échelle du pays du Mont-Blanc (la région Mont-Blanc et Giffre pour la France, le Valais pour la Suisse et le Val d’Aoste pour l’Italie).

Le docteur Jonas Kahlen est chercheur à l’université vétérinaire de Vienne en Autriche. Il étudie cette problématique de connectivité écologique délicate à l’échelle des 6 pays alpins concernés.

S’il note des divergences de pratiques et d’organisations de la chasse, il ne semble pas que cela source d’entrave aux corridors biologiques. Par contre, les chasseurs valaisans, valdotains et haut-savoyards ont partagé, à l’échelle transalpine, deux problématiques conséquentes et majeures en matière de connectivité : les collisions routières et le dérangement induit par les activités touristiques estivales et hivernales.

Les collisions routières avec la faune sauvage sont un fléau commun aux trois régions : suisse, italienne et française. Les gestionnaires cynégétiques participent, à leur manière, à la réduction des collisions. Piquets réflecteurs, passages à faune, détecteurs infrarouges, les moyens mis en œuvre sont convergents mais les contraintes spécifiques de lieux et de saisonnalité induisent des résultats variables. Concernant le dérangement lié aux pratiques touristiques, le constat partagé est éloquent et les inquiétudes nombreuses de part et d’autre des frontières.  Les impacts directs ou induits sont très importants et constituent des barrages conséquents au bon fonctionnement spatial de la nature. À l’instar des collisions routières, les solutions développées par les chasseurs sont nombreuses et parfois singulières… Entre réglementions, sensibilisation et communication.

 

Pour plus de résultats, sur le projet ALPBIONET consulter  www.alpine-space.eu/projects/alpbionet2030/

photo D. Gest

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