Actualité de la Fédération

 

 


Le Code Rural définit dans les articles L.227-8 et R.227-5 la possibilité au propriétaire, possesseur ou fermier de détruire en tout temps sur ses terres certains animaux classés nuisibles, la liste de ces derniers étant établie sur le plan national. Cette possibilité rentre dans le cadre de la défense des biens et des personnes. En ce qui concerne les mammifères, la liste nationale actuelle contient le renard, la fouine, la martre, la belette, le putois, le ragondin, le rat musqué, le raton laveur, le chien viverrin et éventuellement le lapin de garenne et le sanglier. Evidemment, dans son extrême sagesse, le législateur a mis des gardes-fous à cette disposition et donnant aux Préfets la possibilité d’adapter cette liste dans les départements (article R.227-6). Ainsi, en fonction des données locales (abondance ou non de l’espèce, importance des nuisances…), le Conseil départemental de la chasse et de la faune sauvage, regroupant l’administration, des chasseurs, des représentants des agriculteurs, des forestiers, des louvetiers, de l’ONCFS, des protecteurs… décide démocratiquement de proposer la liste départementale des espèces pouvant être classées nuisibles dans le département, la décision revenant au Préfet. Cette liste est révisée tous les ans.

Depuis l’institution d’une législation pour le piégeage, en 1984, de nombreuses études, réalisées notamment par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et les Fédérations Départementales des Chasseurs, ont montré que cette pratique ne mettait aucunement en péril les espèces concernées. En effet, le piégeage ne s’exerce que sur une faible quantité d’individus, ceux qui créent des dommages. Le piégeage est un mode de régulation de la faune sauvage. N’oublions pas qu’un animal n’est pas nuisible en tant que tel, il ne l’est que par les nuisances qu’il provoque.

Nous venons d’apprendre que, sous la pression de lobbies soi-disant protecteurs des animaux, trois mustélidés sont en passe d’être retirés très rapidement (dès la semaine prochaine) de la liste nationale des nuisibles : la martre, la belette et le putois. Comment alors, les apiculteurs se protègeront-ils des attaques de martres dans les ruchers ? Comment les volailles élevées en plein air seront-elles à l’abri de ces prédateurs, etc… ? C’est une attaque de plus contre la ruralité et tout ce qui l’entoure qui, à la veille de l’année 2002, peut être lourde de conséquences… L’Union Nationale des Associations de Piégeurs Agréés de France UNAPAF, l’Association des Piégeurs Agréés de la Sarthe, l’Association Départementale des Chasseurs de Petit Gibier de la Sarthe, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Sarthe, demandent instamment aux parlementaires, hommes et femmes de terrain, d’intervenir tant qu’il en est encore temps pour maintenir une situation qui reflète le bon sens.


Jean-Paul THIBAULT WILLEKENS

Service de la Communication de la
Fédération des Chasseurs de la Sarthe