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Des outils pour mesurer la biodiversité (quantifier, évaluer) en milieux agricoles

20 mars 2013

Outre les actions présentées dans l’article « La conservation de la biodiversité agricole : un enjeu prioritaire du monde cynégétique. » nous proposons de présenter d’autres actions auxquelles participent les agriculteurs, les chasseurs ou les personnels techniques des fédérations. Ces actions de « science participative » ont pour but de mesurer sur des cycles annuels et sur du long terme des classes animales indicatrices de changement au niveau de la biodiversité spécifique.

Pour évaluer l’impact réel des pratiques agricoles sur la biodiversité, des initiatives comme BiodiversID ou l’observatoire agricole de la biodiversité (OAB), s’intéressent à des indicateurs comme les vers, les papillons ou les abeilles. Disposer de données standardisées et comparables : c’est l’un des objectifs de l’observatoire agricole de la biodiversité. Son principe ? Des agriculteurs volontaires observent la biodiversité sur leurs parcelles grâce à des protocoles simplifiés élaborés par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Vers de terre, abeilles sauvages, papillons, mollusques et carabes : à chaque espèce retenue pour le suivi correspond une méthode d’observation. Par exemple, pour décompter les vers de terre présents dans le sol, les agriculteurs épandent une fois par an sur une surface d’un m2 une solution – irritante – à base d’eau et de moutarde qui les fait remonter à la surface. Après prélèvement et classification, les vers retournent ensuite dans leur habitat. Aucun protocole du projet n’est destructeur pour les écosystèmes. Initié en 2009 par le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, le projet compte parmi ses partenaires, le MNHN et l’université de Rennes pour l’appui scientifique ainsi que les chambres d’agriculture pour la coordination du réseau. Il s’inscrit dans le cadre des engagements agricoles dans la stratégie nationale pour la biodiversité. (Pour en savoir plus sur ce projet : observatoire-agricole-biodiversite.fr)

En 2010, pour vérifier la possible appropriation des méthodes et leurs faisabilités, près de 80 agriculteurs les ont testées. Et l’année suivante, ce sont 400 volontaires qui se sont lancés dans l’aventure. « Les agricultures des plaines céréalières, Champagne-Ardenne, Picardie et également la viticulture et la polyculture sont aujourd’hui bien représentées, précise une chargée de mission biodiversité au bureau du foncier et de la biodiversité du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt « mais c’est vrai que nous avons des carences au niveau de certaines régions et systèmes de production : nous allons nous attacher à les développer en 2012-2013 ». Le ministère prévoit notamment d’organiser des formations pour les secteurs de l’agroforesterie, l’élevage et l’horticulture.

Autre suivi scientifique dans le cadre de la biologie de la conservation : le programme ACT (Alaudidés-Colombidés-Turdidés) porté par l’ONCFS/FNC/FDC est un monitoring sur les espèces nicheuses et hivernantes dans le cadre du « Réseau National d’Observation des Oiseaux de passage ». De 1996 à aujourd’hui, ces trois structures ont motivé la collecte de données par les observateurs sur l’ensemble du territoire national. Ceux ci ont suivi la période de nidification printanière par la méthode de points d’écoute, mais aussi en hiver ; par le biais d’un programme « Flash » en janvier, depuis 2000. L’objectif principal est d’évaluer des tendances d’évolution (stabilité, augmentation, diminution) par espèce à partir d’indices calculés statistiquement grâce à un important jeu de données.

Ce suivi effectué, sur du long terme, permet donc de mieux préciser le statut de conservation de certaines espèces (gibier ou non) et de rechercher des explications aux variations de celles-ci, en particulier par un suivi des divers paramètres environnementaux, notamment des habitats et des conditions climatiques.

(Crédits photo : D.Gest) 

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