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Activités humaines et zones humides

19 février 2013

L’homme exploite les ressources de zones humides depuis des millénaires par la pêche, la chasse et/ou l’agriculture, depuis des siècles, il a marqué de son empreinte le paysage des zones humides continentales ou littorales. Que ce soient les moines défricheurs, notamment cisterciens qui ont créé les premièrs étangs de pisciculture efficaces ou encore les sauniers qui récoltent le sel, les riziculteurs ; les zones humides « artificielles » jouent un très grand rôle par rapport aux espèces gibiers aquatiques ou semi aquatiques.

L’homme « jardinier » des zones humides les a contraintes pour en produire de la nourriture, de l’énergie mais aussi du loisir et de l’agrément. Les espèces animales se sont adaptées ou ont disparu, mais pendant longtemps les activités humaines allaient avec une biodiversité sauvage qui se maintenait. Aujourd‘hui le constat est plus sombre, les zones humides continuent de régresser, les pratiques agricoles diminuent et des milieux entretenus d’ordinaire disparaissent. C’est une des plus grandes causes de disparition des zones humides ; on parle souvent de remblaiement spectaculaire, ou d’ouvrage hydraulique ambitieux mais qu’en est il de la biodiversité ordinaire qui s’amenuise petit à petit et qui a été entretenue par des générations d’agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, sauniers, sagneurs, meuniers ?

La mare au coin de la prairie, l’étang de la propriété, le bord de rivière et ses coins de pêche, le marais salant, la roselière, le seuil du moulin : autant de lieux « communs » mais producteurs de biens,  de vie et d’émotions liés à la sauvagine ; à la présence de l’homme. Un acteur de son territoire, qui produit avec la nature. Au jour le jour, avec bien souvent de maigres moyens. On parle aujourd‘hui de restauration de corridors écologiques, dans le cadre des « trames bleues » ; entendez gestion des bords de rivières et des marais ou plans d’eau.

Il s’agit d’enjeux de sécurité civile, paysager, mais aussi de déplacement des poissons ou encore du maintien d’écrevisses à pieds blancs sur les ruisseaux.

Tout cela profitera à terme aux espèces mais il faut que l’ensemble des acteurs du territoire se mobilise si on souhaite le retour et le maintien aussi des espèces gibiers.

En face, les causes sont nombreuses, qui limitent une action efficace de l’homme pour la gestion et la préservation des espaces naturels : urbanisme, infrastructures linéaires, tourisme…Si le chasseur restaure des zones humides, l’économie et la démographie sont à ce jour des facteurs dont la croissance est exponentielle par rapport à la régression des zones humides.

(Crédit photo : D. Gest) 

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